Portrait d’un ancien sport-ét’ : Jean François ELIOT

Jean-François ELIOT

Année de naissance : 1983

Années de sport-ét’ : 1999 -2003

Promotion : Anthony Maurice, Johan Bruneau, Jérôme Cruble, Julien Colin, Kevin Le Herve , Kevin Decosterd, Eric Le Breton, Nolwenn Guillou, Sophie Simon, Marie David, Maël le Normand, Antoine Toupin, Arnaud Kermen, Pierre Derrien , Sebastien Ferdinand, Laetitia Blot, Laetitia Payet, Erwan Grouhel, Emmanuel Calvez , etc… désolé pour ceux que je n ai pas nommé ! 

 

  • Quels souvenirs conserves-tu de tes années SSE (SSU-SSM) ?

Je garde de bons souvenirs ! Découverte de la vie en communauté pendant l’adolescence !!! A vous d’imaginer !!

J’ai fait 4 ans de lycée (il y avait 2 premières à cette époque ! c’est vrai) et je ne regrette rien. Si je dois donner des souvenirs, je dirais les combats après l’entraînement le soir dans les chambres, avec Arnaud, Jérôme, Kevin, etc… jusqu’à l’abandon. Je dirais aussi tous les moments de vie ensemble où tu créés des liens : l’arrêt de bus, le hall des sport-ét’, les tournois, la vie à l’internat et bien sûr toutes les soirées !

Je fait du rugby maintenant et on me dit que le rugby c’est un ballon et des copains. Alors quand on enlève le ballon, il reste les copains. On peut l’appliquer au judo ! Je pense sincèrement que chacun d’entre nous pourrait écrire un livre sur nos souvenirs pendant ces années.

Un dernier souvenir : tous les entraînements bien sûr et surtout ceux dans la petite salle du lycée et les PPG avec Jean-Paul Levrel. Bref, de bonnes années de travail, de bonne rigolades, des émotions fortes, de la passion et des années où tout était possible.

Je dirais en dernier point qu’il y avait une solidarité entre nous, malgré les désaccords parfois ou prise de têtes, mais la solidarité était bien présente : ce mot vient d’ailleurs du mot souffrance. On souffrait ensemble et c’est pour ça que l’on était solidaire.

 

  • Côté judo, quels sont tes meilleurs souvenirs et quelle est ton implication aujourd’hui ?

Côté judo, j’ai fait quelques résultats en individuel, plus en équipe. Mais les meilleurs souvenirs sont en équipe ! J’aurais aimé peut-être en faire un peu plus en équipe.

Les meilleurs souvenirs sont les tournois nationaux où l’on pouvait se confronter aux meilleurs et parfois avec de réelles remises en question pour repartir à l’entrainement.

Niveau implication, je suis parti à Toulouse après ma première année de fac, je me suis déboîté l’épaule plusieurs fois, puis opération, etc … j’ai diminué ma pratique au fur et à mesure car je ne pouvais plus m’entraîner sérieusement et j’ai réalisé que mes années de sport intensif étaient derrière moi. Tout ça pour dire qu je ne m’implique pas dans le judo en ce moment, mais sait-on jamais !

  • Ta situation actuelle ?

Ma situation !!! Je travaille toujours (je dis toujours ! vous verrez bien) pour la société NERFRANCE www.nerfrance.com dont je suis le responsable France depuis 10 ans. Mon job est de trouver l’optimisation maximale pour développer et de pérenniser l’entreprise. A côté de ça, je fais maintenant du touch rugby sur Vannes. Je continue à courir aussi. J’aimerais préciser un aspect ici sur mon parcours qui fait aujourd’hui ce que je suis, en prenant en compte ces années de judo ou j’ai acquis le courage de me battre. Mon premier professeur de judo m’a écrit le jour de mes 20 ans : « tu utiliseras le judo bien plus dans ta vie que sur le tapis » et cette phrase prend un sens un peu plus chaque jour. En effet, j’ai été diagnostiqué PARKINSON il y a déjà  plus de 5 ans à l’âge de 30 ans : c’est rare à cet âge. Pour préciser la situation, je n’arrivais plus à courir 100 m avant que je sois suivi. J’ai par la suite réussi à courir un semi-marathon (21km) Auray/Vannes avec les potes du judo : Anthony, Johan et d’autres. Ce combat est permanent et j’utilise tout ce que je peux pour combattre, ne pas subir et avancer !

PARKINSON pour simplifier, c’est ton corps qui te lâche, qui ne répond plus… Le courage permet aux autres vertus de triompher. et pour ce combat, rien ne doit être laissé au hasard. J’aime à dire que j’ai réussi à être champion de mon monde, car la différence entre un semi-marathon et ne plus pouvoir courir est énorme. La préparation l’a été également.

Pour finir avec cet aspect, je pense que sans les années sport-ét’, mais aussi d’autres expériences de la vie que j’ai réalisées (pompier militaire notamment) je pense que ce combat serait bien plus difficile à mener ! C’est un sujet très vaste que je ne peux développer en quelques lignes. Et qui évolue tous les jours un petit peu. Comme on le dit souvent dans le sport, le côté psycho reste un élément important.

 

  • Tes attentes, idées, suggestions par rapport à l’amical ?

Je pense qu il pourrait y avoir plus de relation entre les anciens sport-ét’. Ce n est pas facile à faire, mais peut être créer un groupe Facebook, un annuaire de contact, proposer des rencontres pour informer pour le travail, s’entraider etc.. développer un réseau. Pour celui qui veut s investir bien sûr. Mais ce n est pas facile, c’est sur. Mais ce que je peux dire c’est quand j’ai pu contacter un ancien de la section sport-ét’, il y a toujours eu une réponse. Je pense que le réseau est là mais qu il faut peut être l’activer .

  • Un message supplémentaire ?

Juste celui qui veut me contacter: jeff-eliot@hotmail.fr avec plaisir.

 

A la prochaine,

 

JF

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