Philippe Guillemot

Philippe-GUILLEMOTNous avons retrouvé Philippe … Il n’était pas bien loin puisqu’arrivé dès les premières années de la Section (1981), il reste toujours présent 1 à 2 fois par semaine sur le Pôle, en tant que responsable technique de la Section Sportive Universitaires Judo. Il est par ailleurs Prof de judo pour les étudiants de Rennes 1 et Rennes 2.

1 – Quels souvenirs conserves tu de tes années SSE (SSU-SSM) ?

Années de présence dans la section ?

de 1981 à 1984

Quelques noms d’anciens avec qui tu étais ?

Les 4 normands Mottin, Frogé, Laffargue, Blanchard, les Bretons Cabanis (les deux frères), Gilet, Lemarié puis Bikindou, Maudet, Ramage, j’en oublie quelques uns…à l’époque, la section sport-études comptait entre 7 et 12 judoka, tous au Lycée Ile de France 3 Croix (VHB).

Et puis Serge et Marc bien sûr, nos entraîneurs.

Souvenirs, anecdotes, sentiments personnels ?

En vrac,

– L’internat : les concours de belottes, le spiritisme truqué, les DS, les lits en cathédrale, la fameuse boom de Noël… Laurent Mottin nous réveillait deux matins par semaine à 6h30 pour la prépa physique (footing, corde, match de basket ou foot sous les fenêtres des filles qui ouvraient leurs volets et nous encourageaient)…Pas d’ordinateur ni de téléphone portables à l’époque.

-Les cours : pas toujours facile de ne pas piquer du nez vers 10h00 en philo ou en math…

-Le judo : dans la salle du lycée et au CPB, le dojo régional n’existant pas encore…

Bref,  la vie en collectivité, pas forcément facile tous les jours mais dont on garde un excellent souvenir après coup.

2 – Côté judo, quels sont tes meilleurs souvenirs, et quelle est ton implication aujourd’hui ?

Une finale des championnats de Bretagne cadets en – 56 kg contre Eric janvier après avoir fait la fête à l’Espace la veille et avoir dormi une heure ou deux…Une bonne baston entre copains, je crois que cette fois-ci j’avais gagné mais à vérifier car c’était il y a environ 30 ans ! A la même époque, une finale pour la qualif. aux France UNSS que je perds décision contre Laurent Mottin, en – de 50 ou – de 56 kg (depuis, Laurent a pris plus de poids que moi)…

Une certaine rivalité lors de sélection UNSS entre notre section et celle de Brest …

Quelques résultats majeurs de ton parcours de judoka de compétition ?

Pas un foudre de guerre, champion de Bretagne, 3ème aux inter, dans les 7 aux France U. Globalement, les membres actuels sont bien meilleurs ; nous étions 200000 judoka à l’époque, aujourd’hui la FFJ enregistre près de 600000 licenciés, avec une structuration du haut niveau beaucoup plus performante.

Et le judo aujourd’hui ?

Actuellement je suis 4ème Dan, licencié au club de Pacé (35), je suis tous les jours sur le tapis et chaque jeudi au pôle, mais surtout dans le cadre de mon job et quand je fais randori (très peu) je mets plusieurs jours pour récupérer tant j’ai mal partout !…

En fait, après avoir enseigné 7 ans au lycée de Gisors et 6 ans à l’UFRSTAPS de Rennes,  je suis devenu professeur EPS/Judo (cursus agrégation + BE) au service des sports  des deux Universités Rennaises ; une partie de ma mission concerne la section sportive : je suis chargé de fédérer le groupe des judoka de haut niveau et d’en assurer la logistique, en collaboration avec les cadres techniques ; je fais aussi découvrir le judo et la self défense à quelques 200 à 300 étudiants qui peuvent être évalués s’ils le désirent. Je suis là en quelque sorte pour créer un lien entre l’Université et le secteur fédéral, contribuer à la promotion du judo tout en restant neutre. Je travaille beaucoup actuellement sur les nouveaux modes de communication, à travers les sites internet du SIUAPS : http://www.siuaps.univ-rennes1.fr et de la FFsportsU, ainsi qu’au moyen du profil Facebook « Judo Universitaire  Rennais », la difficulté majeur étant l’éclatement des formations et sites universitaires pour environ 40000 étudiants.

De même, j’interviens au sein de la formation spécifique des BE, pour le compte de la Ligue, essentiellement au niveau de la préparation aux écrits, outre le côté « dissertation », cela permet de transmettre une certaine idée de l’enseignement du judo, libre ensuite à chacun de se forger sa propre conception.

3 – Ta situation actuelle

Je vis à la campagne, en bordure de la forêt de Rennes, après le judo, mes deux autres passions étant…le jardinage (plus les arbustes que les pommes de terre) et un élevage de chiens de chasse (setter anglais : http://desbergesdelillet.chiens-de-france.com/ ) que j’ai monté en collaboration avec des amis…Ce mode de vie me permet de me ressourcer.

4 – Tes attentes, idées, suggestions par rapport à l’Amicale ?

L’Amicale, c’est avant tout une grande famille, celle du judo de haut niveau breton, celle de collégiens, lycéens, étudiants, enseignants qui se souviennent et se transmettent, de génération en génération, un certain nombre de valeurs (effort, solidarité, camaraderie…). Il existe bien, à mon sens une culture, une identité bretonne…A l’heure où l’individualisme à tendance à dominer le monde, on ne peut qu’encourager et donc contribuer à la promotion de ce type d’Association. Les anciens peuvent apporter leur expérience (c’est ce que je tente de faire dans mon travail de tous les jours), les plus jeunes leur fougue.

Selon moi, le judo, par sa diversité, permet à chacun de s’inscrire dans la durée : compétition, arbitrage, kata, enseignement, entretien, self défense…un bon judoka, c’est avant tout un judoka qui dure…C’est entre autre la solidarité qui permet de s’ancrer dans l’aventure humaine.

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